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Histoire

L’okoubaka est considéré comme un mystérieux remède et un fétiche des guérisseurs d’Afrique occidentale. Avec l’écorce de l’arbre, ils fabriquent une poudre dont ils se servent contre les empoisonnements de toutes sortes. Il est probable que cette écorce a déjà sauvé la vie à bien des goûteurs de chefs de tribu. Certaines parties de la plante sont aussi utilisées symboliquement pour chasser les mauvais esprits. L’arbre a donc une valeur inestimable et il fait l’objet des plus stricts tabous. Seuls les sorciers et les guérisseurs indigènes ont le droit de s’en servir.

Ce remède fut introduit en Europe dans des circonstances curieuses. Il y a quelques années, à Francfort, un Africain remercia le docteur Magdalena Kunst pour ses bons soins en lui offrant une petite quantité d’écorce en poudre. Il précisa que dans son pays, on en prenait après chaque repas où l’on était invité sans être sûr des dispositions de l’hôte à son égard. Cette poudre neutralisait tous les poisons. Spécialisée en homéopathie, Kunst élabora un remède en diluant la précieuse poudre et elle s’en servit avec succès dans le traitement de diverses intoxications alimentaires. Elle demanda alors au docteur Willmar Schwabe de rechercher cet excellent produit lors de sa prochaine expédition en Afrique. Au début, il était très difficile de se procurer cette écorce mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. On peut toutefois craindre   maintenant la disparition de cet arbre rare, menacé par une exploitation incontrôlée de son écorce.

 

Caractéristiques botaniques

L’okoubaka aubrevillei est un arbre de la forêt vierge qui peut atteindre 40 mètres de haut et 3 mètres de circonférence pour le tronc. Il a une cime est large et touffue, des branches pendantes. Ses feuilles oblongues ont 15 cm de long et 10 cm de large. Les petites fleurs verdâtres poussent sur les branches les plus vieilles, sur des épines atteignant jusqu’à 15 cm de long. Elles produisent des fruits jaunes et durs. Tout comme d’autres espèces de la même famille, l’arbre est un semi-parasite. Ceci explique peut-être le fait que d’autres arbres ne poussent pas dans son voisinage immédiat ce qui conforte l’opinion des indigènes concernant son pouvoir magique.

En 1944, l’arbre fut classé par erreur dans la famille des octocnématacées. La classification correcte, dans la famille des santalacées, date de 1957 mais on retrouve encore l’erreur passée même dans des ouvrages récents.

 

Habitat

L’okoubaka est un arbre qui pousse dans la forêt tropicale de l’Afrique occidentale, surtout au Ghana, au Nigeria et en Côte  d’Ivoire. On l’exploite entre-temps aussi en sylviculture.

 

Mode de fabrication

L’écorce séchée des branches d’okoubaka est réduite en poudre, mise à macérer dans de l’alcool et la teinture mère obtenue est dynamisée jusqu’à l’obtention du degré de dilution voulu.

 
 
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