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Enfants en surpoids : pourquoi l’embonpoint n’est pas amusant





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Selon des études de l’ETH de Zurich et d’autres institutions, entre 15 et 25 % des enfants et des jeunes suisses souffrent de surpoids. Quelque 4 % souffrent d’obésité (adiposité). Il ne s'agit pas des légères rondeurs du petit Kevin ou de la silhouette plus potelée de Sophie par rapport aux autres adolescentes de son âge. Un surpoids important chez les enfants et les jeunes est un vrai problème qui ne devrait pas être pris à la légère.

Être gros n’est pas amusant. Les pédiatres diagnostiquent de plus en plus des maladies qui étaient autrefois pratiquement inconnues chez les enfants et les jeunes. L’hypertension et l’asthme dit « d’effort » sont les affections typiques accompagnant l’obésité et touchent environ un tiers de tous les enfants en surpoids. Beaucoup d’entre eux présentent déjà une résistance à l’insuline – un signe précurseur du diabète – et presque tous ont les os et les articulations endommagés. Environ 1 % souffre dès l’enfance de la maladie que l’on appelait autrefois le « diabète adulte ». L’OMS qualifie l’obésité de maladie chronique la plus répandue chez les enfants et les jeunes. Il ne s’agit donc pas d’idéaux esthétiques ou d'une silhouette de rêve mais bel et bien d’une question de santé.

Quand peut-on parler d’un enfant trop gros ?

Les médecins considèrent un enfant comme trop gros lorsque son poids se situe à au moins 20 % au dessus du poids normal, c’est-à-dire la valeur moyenne en fonction de l’âge et de la taille. Utilisé pour les adultes, l’indice de masse corporelle (IMC) est aussi utilisé pour les enfants. Le calcul est cependant différent et inclut ici l'âge et le sexe de l’enfant. Cela prend en compte le fait que le corps subit d’importantes modifications au cours de la croissance. En effet, dès l'âge de trois ans, les enfants « poussent » souvent très vite ; les bébés rondelets grandissent et deviennent alors des enfants au corps plus svelte. Entre quatre et six ans, ils sont souvent considérés comme trop minces par leurs parents, même si cette stature frêle est tout à fait normale à cet âge. Tandis que les enfants ayant une corpulence normale grandissent sans embonpoint visible, les enfants en surpoids voient apparaître en général entre cinq et sept ans les premiers bourrelets.

Synonyme de corpulence normale chez les adultes, une valeur IMC comprise entre 20 et 25 signifie déjà un surpoids chez les enfants de 10 à 18 ans. Malheureusement, beaucoup d’enfants rondelets deviennent des adultes en surpoids – il s’agit moins de jeunes enfants joufflus et d’ados un temps potelés, mais plutôt d’enfants en période préscolaire. Entre quatre et cinq ans, les enfants en surpoids ont un risque extrêmement élevé de garder cet embonpoint toute leur vie.

D’où viennent les kilos ?

Une mauvaise alimentation et un manque d’activités physiques constituent les causes principales du surpoids chez les enfants également. Une alimentation riche en sucre et en graisse, les sodas, les barres de chocolat et les fast-foods ont « la cote » et sont souvent consommés « en passant » par les jeunes. Les personnes en surpoids sont par ailleurs confrontées à un problème supplémentaire. Une étude récente a en effet montré que les jeunes filles obèses prennent 8 % de calories de plus que les personnes de leur âge ayant une corpulence normale. Chez les jeunes garçons obèses, cette valeur atteint même 18 %. En outre, les garçons ayant un embonpoint absorbent 40 % de sucre par jour de plus que les garçons minces. Malheureusement, des aliments riches en sucre mènent droit au piège : le taux de glycémie augmente rapidement puis diminue très vite, ce qui laisse apparaître tout aussi rapidement la sensation de faim.

Bien manger devrait être une habitude

Dans la mesure du possible, préparez des aliments frais et évitez les repas tout prêts. Essayez de cuisiner avec moins de matières grasses et de vous en tenir aux règles de la « pyramide alimentaire » : beaucoup de fruits, de légumes et de salades, du pain, des pâtes, du riz, des pommes de terre et des produits laitiers maigres, moins de charcuterie, d’œufs, de viande et de matières grasses.

Donnez à vos enfants un bon sandwich pour l’école. Les fruits, les yaourts, le fromage blanc et les bâtonnets de carotte et de concombre à grignoter conviennent bien entre les repas. Une petite dose de sucre quotidienne est aussi autorisée – mais seulement après un en-cas équilibré.

Veuillez à ce que les enfants boivent beaucoup d’eau ou de thé non sucré. Cela apaise la soif plus efficacement.

Laissez vos enfants vous aider à faire les courses et la cuisine. Ainsi, ils apprendront très tôt à connaître les aliments frais et leur préparation.

Des repas sans stress

Essayez de manger ensemble et à des heures régulières aussi souvent que possible. Si cela est parfois impossible pour des raisons professionnelles, essayez de profiter au moins du petit déjeuner et du dîner en famille. Cela devrait aussi être un moment de plaisir : à table, on oublie les problèmes, le stress, la télévision et la musique à tue-tête. Lire, téléphoner et même les disputes (y compris au sujet de la nourriture !) sont interdits pendant le repas.

Auteure : Dr. Claudia Rawer

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