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Les maladies les plus fréquentes en été – quelles mesures préventives peut-on prendre ?

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Les plus belles semaines de l’année ne devraient pas être gâchées par des problèmes d’estomac, une inflammation de la vessie, un coup de soleil ou autres indispositions. Avec un peu de prudence et quelques précautions, la plupart des maladies contractées pendant un voyage ou en vacances peuvent être évitées.

Photo:panthermedia

68 % des Suisses passent leurs vacances dans un pays européen, 18 % restent en Suisse. Les Allemands passent quant à eux pour les plus grands voyageurs – à tort puisqu’il s’agit en réalité des Suédois, suivis des Hollandais et des Belges. 27 % des Allemands passent leurs vacances entre la Baltique et la Bavière, environ 30 % voyagent dans des pays européens et en Turquie.

Cependant, d’après le rapport sur les vacances 2011 d’un important voyagiste suisse, nombreux sont ceux qui ne préparent pas du tout leur voyage ; et quand c’est le cas, ces préparatifs sont avant tout liés « à des questions d’apparence », par exemple de nouveaux vêtements, un régime, une manucure, une nouvelle coiffure, une peau bronzée ou une belle silhouette. 

Maladies des voyages


Les chercheurs sont toujours sans réponse au sujet des causes exactes des maladies des voyages comme le mal de mer. Les remous en bateau, les virages en voiture ou les turbulences en avion sont un véritable défi pour le système homéostatique des enfants et des adultes.

En général, les bébés ne souffrent pas de ces maladies. Cependant, entre deux et douze ans, de nombreux enfants supportent mal les voyages, au point de devoir vomir.

Que faire ?

Selon les besoins, il est possible de prendre pendant le voyage ou deux heures avant le départ 5 granules du remède homéopathique Cocculus D4 contre l’envie de vomir et les vertiges.

De même, la racine de gingembre est souvent efficace contre la nausée et l’envie de vomir. On peut ainsi mâcher de fines tranches de gingembre frais pendant le voyage. Cela est certes trop fort pour les enfants mais par chance, le gingembre est aussi disponible sous forme de gélules, de comprimés à sucer et de gouttes. Les femmes enceintes et les personnes souffrant d’hypertension ou de calculs biliaires ne doivent pas prendre de préparations à base de gingembre.

Si ces mesures sont inefficaces, des médicaments en vente libre sont disponibles en pharmacie. La plupart contiennent du dimenhydrinate et se trouvent sous forme de chewing-gum, de comprimés, de gélules, de sirop ou de suppositoire. L'effet s'installe 30 à 60 minutes après la prise du médicament et dure trois à six heures. Vous devez absolument vous renseigner sur les contre-indications, la posologie et les effets secondaires (fatigue).

Mesures préventives ?

Il est conseillé aux personnes souffrant de maladies des voyages de ne pas trop manger et de prendre un repas léger avant le départ. Des biscottes, des sticks salés et des fruits pour un repas devraient suffire. Pensez à boire en route : du thé au gingembre ou de l’eau plate, voire du coca en cas de maux d’estomac.

Il convient également de regarder à l’extérieur pendant le trajet (dans l’idéal, dans le sens de la marche) et de ne pas lire ou jouer à des jeux qui dirigent le regard vers le bas. Enfin, lors d’un voyage en voiture, de l’air frais et des pauses régulières garantissent un certain bien-être aux passagers. 

Coup de soleil


Les journées à la plage ou dans les montagnes sont comptées et nombreux sont ceux qui aimeraient rentrer à la maison « en bonne santé » avec un beau bronzage. Ils utilisent donc moins de crème solaire ou un facteur de protection insuffisant et ils restent au soleil à l’heure du déjeuner – sans être conscients des dommages à long terme qu’ils encourent.

Que faire ?

On peut trouver des moyens d’apaiser une peau brûlante et rougie dans la cuisine comme dans la nature. On peut notamment appliquer sur les parties concernées des compresses tièdes imbibées de thé noir, de thé fort à base de fleurs de soucis ou de jus de concombre. Si la peau est trop sensible, il est possible d’utiliser un vaporisateur à la place de compresses. Le yaourt frais, le fromage blanc ou le babeurre ont également une action bénéfique. Les personnes en vacances dans un pays méditerranéen et ayant de l’aloe vera à portée de main peuvent aussi s'en servir sur les zones brûlées. En revanche, les crèmes grasses et la sauge doivent être évitées. Dans les cas graves, en particulier en cas de cloques ou de frissons, il est conseillé de consulter un médecin.

Mesures préventives ?

Il est important d’avoir une bonne crème solaire avec un indice de protection élevé et de l’appliquer aussi souvent et autant que nécessaire. Les premiers jours à la plage, il convient de prendre le soleil sous un parasol ; à la piscine, on peut se mettre sous un arbre. Par ailleurs, il est recommandé de couvrir les parties du corps encore pâles avec des vêtements légers et aérés lorsqu’on fait du vélo ou en randonnée, et de mettre un t-shirt aux plus jeunes enfants même lorsqu’ils sont dans l’eau.

Insolation


Le visage rouge et brûlant, la peau froide, des maux de tête, des vertiges, des agitations, la nausée au point de vomir et parfois de la fièvre ? Cela ressemble fortement à une insolation. Lorsque la tête et la nuque sont exposées au soleil tapant un certain temps sans protection, les méninges ont une réaction agacée. Les jeunes enfants et les personnes ayant une calvitie ou un crâne dégarni sont particulièrement touchés. Bien souvent, les symptômes ne se remarquent que plus tard. En effet, après une journée de canicule passée en plein air, les douleurs peuvent survenir le soir seulement.

Que faire ?

Les personnes victimes d’une insolation doivent se rendre dans un lieu frais sans attendre et s’allonger avec la tête légèrement surélevée. Il faut aussi refroidir la tête et la nuque avec des serviettes froides. Par contre, il ne faut jamais appliquer une poche de glace directement sur la tête !  Absorbez des liquides froids, éventuellement tièdes, comme du thé sucré, un bouillon ou un mélange d'eau, d'un peu de jus de fruit et d'une pincée de sel (pour compenser les pertes de sel).

Mesures préventives ?

Il est conseillé de porter un couvre-chef fait d'un matériau respirant et de boire beaucoup d'eau. Le sport et les activités physiques éprouvantes en plein soleil de midi doivent être évitées dans tous les cas.

Jambes lourdes, pieds enflés


En été, pendant les jours de canicule, même une petite insuffisance veineuse se fait sentir par des gonflements, des douleurs et de la fatigue dans les jambes.

Que faire ?

Ne restez pas assis au soleil sans bouger de manière prolongée. Levez les jambes dès que vous le pouvez. Quelques jets d’eau agissent immédiatement.  Accordez à vos jambes et à vos pieds autant d’eau fraîche que possible : dans la mer, dans un lac, sous la douche, dans un ruisseau ou dans une fontaine pendant votre randonnée. Cela vous soulagera rapidement. Un gel rafraîchissant pour les veines apaise aussi les douleurs et la sensation de jambes lourdes. Le soir, un bain de pieds tiède avec du sel de mer, une infusion de romarin, quelques gouttes d’huile d‘eucalyptus, de menthe poivrée ou de citron détend les jambes et pieds très lourds.

Mesures préventives ?

Bouger est indispensable pour prévenir les jambes lourdes ; le nordic walking (marche nordique), le jogging, la natation, le cyclisme, le tennis de table et la danse sont ici particulièrement recommandés. De même, marchez plus souvent pieds nus sur une plage de sable ou de graviers, sur une prairie ou sur des installations spéciales. En voiture ou en avion, quelques exercices pour les pieds se révèlent apaisants.

Une insuffisance veineuse doit être traitée de manière régulière et continue avec des préparations à base d'extrait de marron d'Inde. Le principe actif qu’il contient, l’aescine, raffermit et colmate la paroi veineuse, empêchant ainsi l’intrusion de liquide dans le tissu (œdème).

Estomac détraqué


Il est souvent impossible d’identifier la cause de cette indigestion. Le fruit a-t-il été mal lavé ? La salade de poisson a-t-elle été mal digérée ? Ou est-ce peut-être le poulet au piment et à l'ail qui n'était plus très frais ? Peut-être qu’on a retiré les glaçons du verre trop tard ?

En général, on le remarque quelque temps après le repas – l’estomac commence à grogner, puis arrivent de douloureuses crampes et enfin, une diarrhée rapide et/ou des vomissements.

En cas de fortes températures, les germes se multiplient rapidement et plus leur nombre est élevé, plus l’action du système immunitaire sera vaine. C'est pourquoi les vacanciers séjournant dans des pays chauds sont particulièrement sujets à la gastro-entérite. Par ailleurs, les enfants et les personnes d’un certain âge sont plus souvent touchés car leur système immunitaire n’est pas encore parfaitement constitué ou est affaibli.

Que faire ?

La diarrhée et les vomissements sont les premiers signes de défense de l'organisme. Il ne faut donc pas les étouffer avec des médicaments. En effet, le corps peut se débarrasser lui-même de la plupart des infections gastro-intestinales en l’espace d’un à trois jours. Ne rien manger le premier jour (l’appétit fait de toute façon souvent défaut), puis se contenter de biscottes, de purée de pommes de terre, de crème d’avoine ou de bouillon de légumes sans graisse peut être suffisant. Une bouillotte calme les crampes d’estomac. Si l’on doit manger aussi peu que possible, on peut en revanche boire autant qu’on le souhaite pour expulser les virus et bactéries à fond de train. Le thé au fenouil, à la camomille, au carvi ou au gingembre associé à de l’eau minérale plate – ou à des boissons électrolytes pour les personnes très affaiblies – peut encourager la guérison.

Mesures préventives ?

La seule mesure de prévention est d’adopter une hygiène stricte lors de la préparation des aliments, un point sur lequel on n'a souvent aucune influence en vacances. Il est dans tous les cas indispensable de se laver les mains fréquemment.

Inflammation de la vessie


Un maillot de bain mouillé porté trop longtemps, des toilettes sales, se baigner dans une eau infestée de germes, des vêtements trop légers le soir, des rapports sexuels – et les douleurs brûlantes au sortir de l’eau, ainsi que l’augmentation du besoin d’uriner et les crampes sont là. Les infections aiguës de la vessie chez la femme sont – bien que gênantes – sans complications dans plus de 90 % des cas. Les enfants, femmes enceintes et hommes concernés doivent constamment suivre un traitement médical.

Que faire ?

En cas d’inflammation de la vessie, une bouillotte sur le ventre et des chaussettes chaudes agissent efficacement contre les crampes. En outre, il est conseillé de boire beaucoup : deux litres d’eau par jour et un thé pour la vessie ou les reins aident à rincer les voies urinaires. Les feuilles de busserole, de bouleau et d’ortie, ainsi que les gerbes d’or, la canneberge (cranberry) et la prêle sont utilisées le plus fréquemment sous forme de thé ou d’extrait.

Si les symptômes ne s’améliorent pas après plusieurs jours ou si la fièvre apparaît, on ne peut qu’envisager une consultation chez le médecin. Il ne faut en aucun cas prendre à la légère une inflammation prolongée de la vessie, celle-ci pouvant se développer en une inflammation du bassinet du rein.

Mesures préventives ?

Mettre des vêtements secs au sortir de l’eau. Après le rapport sexuel, vider la vessie pour rejeter d’éventuels germes. Par ailleurs, un jus de cranberry (200 ml/jour) est tout à fait indiqué comme mesure préventive. Les fruits contiennent en effet des substances anti-bactériennes naturelles qui empêchent les bactéries de se loger dans la vessie. Les huiles de moutarde de la capucine, lesquelles sont d’ailleurs excellentes en salade, présentent également un effet similaire.

Maux de gorge


Il est difficile de croire à quel point les maux de gorge sont fréquents en été. La voiture est garée au soleil, les sièges et le volant sont brûlants – on met alors la climatisation à une température trop basse et de l’air frais souffle bientôt sur le visage ; dans les restaurants ou dans les supermarchés climatisés, le chaleur du corps laisse rapidement place aux frissons ; on répond à la soif par une boisson bien glacée ; en randonnée, on peut être surpris par la bruine et les vêtements imperméables ne tiennent plus vraiment au chaud – autant d’exemples qui peuvent amener des sensations de grattement dans la gorge, lesquels se transforment bien vite en maux de gorge.

Que faire ?

Boire beaucoup (et se gargariser) pour humidifier les muqueuses, et ainsi les renforcer : par exemple un bon thé à la camomille, au thym ou à la sauge ou un jus de citron frais dilué dans de l’eau (chaude) avec un peu de miel pour le sucre. Prendre des comprimés à sucer avec des herbes adéquates, comme HalsWohl ou Santasapina d’A.Vogel. De même, une compresse d’eau (salée) et de fromage blanc enroulée autour du cou apaise l’inflammation et les douleurs.

Mesures préventives ?

Régler la climatisation dans la voiture et à l’hôtel de sorte que la température ne soit pas inférieure à 6 °C en dessous de la température extérieure. En cas de températures élevées, ayez toujours avec vous une écharpe en coton et une veste légère lorsque vous vous trouvez dans une pièce climatisée. Vous pouvez également renforcer de manière ciblée vos défenses immunitaires en prenant une préparation à base d’échinacée.

Inflammation de l’oreille après la baignade

Photo: 123RF

Nager, sauter, glisser, plonger – voilà à quoi peuvent ressembler des vacances plaisantes dans l’eau pour les grands et les petits. Cependant, même si avoir de l’eau dans les oreilles n’est pas préjudiciable, une activité prolongée dans l’eau peut ramollir le cérumen et la peau dans le conduit auditif à tel point que les fonctions de protection disparaissent. Cela facilite l’intrusion de bactéries et champignons présents dans l’eau et responsables de l’inflammation. En outre, une forte concentration de chlore dans l'eau peut endommager les cellules du conduit auditif. Résultat : des démangeaisons et l’impression d’avoir l’oreille bouchée. Cette inflammation, appelée « otite du baigneur », est une infection estivale typique du conduit auditif externe et peut être très douloureuse. Toutefois, contrairement à l’otite moyenne, elle n’est que rarement accompagnée de fièvre.

Que faire ?

Renoncer à la baignade pour maintenir le conduit auditif au sec. Pour le traitement, il convient de consulter un médecin.

Mesures préventives ?

Rincer les oreilles avec de l’eau douce et propre après la baignade, puis bien secouer les conduits auditifs ou les sécher au sèche-cheveux. Protéger les oreilles avec des tampons auriculaires (bouchons semblables à de la ouate avec un noyau de cire). En revanche, les plongeurs ne doivent pas porter de bouchons dans les oreilles pour ne pas gêner la compensation de la pression.    

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