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La solitude

Comment sortir de la solitude ?

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Tout le monde a déjà ressenti au moins une fois une impression de solitude – Précisément à l’époque des moyens de communication modernes, de plus en plus de personnes sombrent dans l’isolement social. Hommes et femmes de toutes les générations sont concernés. Comment sortir de la solitude ?

Une question équivoque pour commencer : peut-on se sentir seul au milieu d’une fête de village ? Oui, bien sûr. C’est un paradoxe très répandu ; au cœur de la foule, on peut se sentir incroyablement délaissé. Car justement par rapport aux gens qui nous entourent, le sentiment de n'appartenir à aucun groupe peut se manifester encore plus intensément. Comme l’a révélé une étude néerlandaise, la solitude est bien plus un phénomène qualitatif que quantitatif. Autrement dit : ce n’est pas le nombre de relations qui est important, mais leur profondeur, leur solidité. Être seul ne veut pas forcément dire être isolé. Pour certains, prendre de la distance envers les autres est même un besoin. Ils se régénèrent par un repli occasionnel.

La solitude : passagère ou non ?

Les spécialistes distinguent trois formes de solitude : La « solitude réactionnelle » survient après un changement important dans la vie, comme une naissance, un déménagement, la perte d’un emploi, la retraite, le départ des enfants volant de leurs propres ailes, la perte du conjoint, ou encore un accident ou une maladie. Du fait de ces changements extérieurs, les relations humaines existantes se raréfient ou disparaissent complètement. Le sentiment d’isolement diminue généralement dès qu’un nouveau cercle de relations se développe. La « solitude sournoise » s’amplifie constamment. Il existe certes des contacts humains, mais les discussions restent sans lendemain ; elles n’apportent ni nouveauté ni satisfaction. Les vraies amitiés sont rares ou disparaissent peu à peu. Le sentiment d’isolement grandit. La « solitude chronique » s’étend sur des années, voir des décennies.

Les personnes concernées sont à peine capables de lier de nouveaux contacts ni d’entretenir les relations existantes. La cause peut résider dans certains cas dans une dépression, qui inhibe l’action, limite la diversité des sentiments et alimente l’esprit d’idées pessimistes sur soi-même. Cette souffrance psychique doit impérativement être traitée par un médecin et/ou un psychothérapeute.

Einsamkeit

L'isolement social commence dans la tête

L’'analyse de 20 études portant sur la solitude, menée à l’'université de Chicago, a révélé un constat instructif : pour surmonter un isolement durable, il n’est pas nécessaire d’avoir une grande panoplie de relations possibles ; en premier lieu, c’est le regard porté sur soi-même et sur autrui qui doit être changé. Les pensées dévalorisantes constituent souvent un obstacle : on estime ne pas être assez intéressant, pas assez important ni assez instruit pour les autres. Derrière cela se niche souvent l’idée fausse que les autres souhaitent discuter uniquement de sujets exigeants, que chaque conversation doit être traitée en profondeur et que chaque contact doit répondre à des attentes élevées.

Tout le monde parle du temps - et pourquoi pas ?

Pour entrer en contact avec les autres, nul n’a besoin de connaissances pointues, ni d’avoir visité des pays exotiques, ni d'être d'une beauté à toute épreuve. Les sujets banals, dont tout le monde peut parler, se prêtent à une entrée en matière. Les caprices du temps ou des saisons sont de bons moyens de lancer la conversation, quoiqu'on en dise. Chacun les subit à sa manière et peut prendre part à la conversation.

Montrer de l'intérêt

L'’expert en communication Dale Carnegie a écrit dans son best-seller Comment se faire des amis : « Il n’y a pas de plus grand compliment que d’écouter quelqu’un attentivement. » Si l’on souhaite agrandir son cercle d’amis, il faut moins se mettre en avant et davantage s’intéresser aux opinions des autres, à leurs expériences et à leurs points de vue. Ceux qui savent écouter sont très appréciés : ils demandent des nouvelles, ont des contacts visuels fréquents et observent avec réserve les jugements de l’interlocuteur.

Trouver des points communs

Les centres d'intérêt communs constituent aussi des moyens de lancer une conversation : si l’on suit des cours à l’université populaire ou du temps libre, cela signifie que l’on s'intéresse à l'histoire de l'art, à l'astronomie ou à la littérature. En demandant à quelqu’un ce qui lui plaît particulièrement dans la matière en question, on ouvre la discussion.

Il y a d’autres occasions d’entrer en contact avec des gens partageant les mêmes goûts, comme les vernissages, les visites au zoo, les concerts, les groupes d’entraide, les visites de ville guidées et les voyages culturels, les cours de danse ou de cuisine.

Même en promenant son chien, en se rendant à un club de fitness ou en faisant ses courses, on rencontre des gens qui ont les mêmes centres d'intérêt. Les réunions de quartier ou les fêtes de voisins sont également une bonne occasion de lier des contacts après un déménagement et de s'intégrer dans le nouvel environnement.

Les autres aussi sont timides

Lorsque ceux à qui l’on adresse la parole restent sur leur réserve, il ne faut pas obligatoirement y voir de l’antipathie : nombreux sont ceux qui restent prudents vis-à-vis des inconnus.

Certains ont connu des expériences négatives. En effet, derrière une prise de contact peuvent se cacher des intentions indésirables, comme la vente insistante de produits ou le recrutement de membres pour un groupe politique. D’autres sont pressés ou connaissent des soucis personnels ou professionnels.

Ils ne sont alors pas suffisamment détendus pour se rendre disponibles à autrui. Derrière un aspect taciturne, des raisons très diverses peuvent faire office de rejet, qu’il ne faut pas interpréter à titre personnel.

Mann Einsamkeit

Produire soi-même de la joie

Si l’'on veut surmonter la solitude, il ne suffit pas de corriger son regard sur autrui ; il faut commencer par soi-même. On atteint une prestance réussie si on se traite soi-même comme on traiterait un ami cher : avec affection, sympathie, compréhension, respect. L'’humeur passe alors au beau fixe. Si l’'on se sent bien dans sa peau, les autres le ressentent, comme si l’'on rayonnait.

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