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La phytothérapie et la science

Pourquoi le savoir des vertus curatives des plantes d'A.Vogel est étayé par des études.


Andrea Pauli, M.A.


18. février 2022

Le savoir autour des vertus thérapeutiques des plantes est probablement aussi ancien que l'humanité elle-même. Elles sont utilisées à des fins thérapeutiques partout au monde depuis des siècles - et avec succès. Mais sait-on aussi pourquoi elles sont efficaces? Pas toujours et encore moins dans les moindres détails. On pourrait penser que «Ce n'est pas bien important, tant qu'elles nous aident». Mais ce n'est malheureusement pas si simple dans le champ des tensions de la médecine moderne. Tout comme les médicaments de synthèse, les médicaments phytothérapeutiques doivent apporter la preuve de leur efficacité. Et il ne s'agit pas uniquement de remplir les conditions des autorités.

Les exigences régulatoires incontournables «devraient plutôt être vues comme plateforme a minima sur laquelle on peut construire un savoir complet sur les chances et limites de la phytothérapie», plaide à juste titre le Dr. med. Rainer Stange, vice-président de la société de phytothérapie et chercheur à l'hôpital Immanuel de Berlin, département naturopathie. La phytothérapie doit occuper la place qui lui revient dans la médecine moderne. Cette place dépend notamment de la possibilité de comparaison d'un médicament phytothérapeutique, dans le sens de „La plante A" fonctionne aussi bien que la „substance chimique B". Les patients ne doivent pas se fier simplement au savoir traditionnel, ils doivent pouvoir exiger des données scientifiques obtenues grâce aux méthodes de recherche les plus modernes.

Quel est le but de la Phytothérapie Rationnelle d'A.Vogel?

A.Vogel a également adopté cette approche qui est donc axée sur la „phytothérapie rationnelle". Qu'est-ce que cela veut dire? Les médicaments phytothérapeutiques dits rationnels contiennent „comme substances à effet médicamenteux des préparations à base de parties de plantes dans une forme galénique précise" et „ils sont utilisés dans le sens d'une médecine à orientation scientifique". Cela signifie: Ces remèdes à base de plantes ont fait l'objet de vérifications scientifiques quant à leur efficacité et leur innocuité et elles ont apporté la preuve de leur efficacité thérapeutique dans des études cliniques contrôlées ainsi que par l'expérience des médecins. Comme tous les autres médicaments, les médicaments phytothérapeutiques rationnels ont subi un processus d'homologation et d'enregistrement fastidieux, ils peuvent être vendus dans les pharmacies, prescrits par les médecins et remboursés par les caisses de maladie.

Quelle différence par rapport aux „médicaments phytothérapeutiques utilisés de manière traditionnelle”?

Ils se distinguent des „médicaments phytothérapeutiques utilisés de manière traditionnelle". L'efficacité de ces remèdes n'a pas été étudiée par la science, mais elle devrait être plausible. Cette plausibilité est à prouver au moyen du justificatif dit de tradition: Pour cela, il faut pouvoir justifier d'une utilisation médicale depuis plus de 30 ans sans incident; dont plus de 15 ans au sein de l'UE. Les conditions d'homologation qui s'appliquent aux médicaments phytothérapeutiques traditionnels sont simplifiées, elles consistent simplement à enregistrer ces remèdes. Tout le monde peut les utiliser de sa propre initiative («automédication») et seuls certains concentrations et dosages sont possibles. Les formes traditionnelles de ces médicaments sont en vente libre dans les magasins de produits diététiques jusqu'au commerce de détail, en passant par les drogueries et aussi sur internet (sachant qu'il convient d'exercer un regard critique au niveau de la qualité et ne pas croire les promesses de guérison exagérées). Les médicaments phytothérapeutiques utilisés de manière traditionnelle ne sont pas remboursés par les caisses de maladie obligatoires.

Est-ce que le „rationnel” a encore un rapport avec la nature?

Les personnes qui font confiance à la naturopathie ou bien aux remèdes végétales par principe risquent de trouver cette distinction entre utilisation „rationnelle" et „traditionnelle" peu compréhensible. Est-ce que le terme de „rationnel" n'évoque pas trop la „médecine conventionnelle"? Oui et non. Le terme de „rationnel" est une notion construite et les scientifiques pratiquant une approche globale pensent depuis bien longtemps que cette opposition créée sciemment à l'époque va plutôt à l'encontre d'une médecine intégrative que de la favoriser.

Quoi qu'il en soit: Dans l'idéal, la notion de „rationnel" serait à voir comme un genre de gage de qualité en médecine phytothérapeutique. Plus un médicament phytothérapeutique a été étudié, plus on sait sur les composants, son action et ses effets secondaires, plus il y a de sécurité pour le patient. Et plus ces preuves scientifiques sont connues parmi les médecins, plus facilement un produit à base de plante sera prescrit à la place d'un médicament synthétique. Car les médicaments phytothérapeutiques bien vérifiés sont intéressants surtout pour le traitement de problèmes sans gravité comme les refroidissements.

Que faut-il savoir sur la recherche?

Les scientifiques en phytothérapie entretiennent une discussion animée depuis un moment pour savoir dans quelle mesure la médecine phytothérapie devrait se soumettre aux méthodes épistémologiques scientifiques courantes. Est-ce que ce type de recherche thérapeutique n'est rien d'autre que la poursuite de la recherche conventionnelle en pharmacothérapie, simplement avec des médicaments différents (= d'origine purement végétale)? Ne devrait-elle pas plutôt présenter ses propres spécificités, comme des modèles d'étude spécifiques qui permettent de décrire l'action complète d'une plante sur l'être humain de manière scientifiquement correcte? „Cette deuxième option entraînerait forcément aussi l'élaboration et la vérification d'aspects innovants, qui attribueraient à la phytothérapie le caractère d'une ‚orientation thérapeutique particulière' (...)", explique le chercheur Dr. Rainer Stange.

Sur le plan scientifique international, la médecine basée sur les preuves (evidence-based ou EbM) est considérée comme étalon-or, donc la devise la mieux cotée au quotidien médical et clinique. Qu'est-ce que cela signifie?

La médecine basée sur les preuves est „l'utilisation consciencieuse, explicite et appropriée des meilleures données actuellement disponibles, issues de la recherche en santé, afin de prendre des décisions dans le traitement et les soins des patients concrets. L'EbM comprend l'intégration d'une expertise clinique individuelle avec la meilleure évidence possible issue de la recherche clinique et la préférence du patient." Nous devons cette définition à David Sackett (cf: British Medical Journal 1996; 312: 71–2). L'EbM essaie de rendre les résultats de la recherche médicale utilisables pour aider à prendre des décisions thérapeutiques, au niveau de la politique de la santé et de l'économie de la santé.

Il y a une sorte d'hiérarchie de l'évidence qui s'est établie selon des critères qualitatifs ainsi que de l'approche méthodologique fondamentale. Tout en haut du classement, on trouve les méta-analyses (MA, analyse systématique de plusieurs études en double aveugle). On considère comme type d'étude le plus significatif l'étude en double aveugle prospective, randomisée et contrôlée (randomized controlled trial = RCT). L'expérience personnelle est classée au niveau d'évidence le plus bas.

Peut-on se fier aux méta-analyses en phytothérapie?

Des scientifiques travaillant de manière complémentaire objectent que les méta-analyses tant appréciées ne sont peut-être pas toujours à la hauteur de la phytothérapie. Des „hypothèses provocantes" ont été formulées à cet égard:

  1. Les méta-analyses en phytothérapie présentent des faiblesses méthodologiques au niveau des critères de sélection des études contrôlées en double aveugle.
  2. Il y a souvent des chercheurs contribuant aux méta-analyses qui ne disposent ni d'expériences cliniques avec des phytothérapeutiques, ni de connaissances suffisantes des médicaments phytothérapeutiques (mélanges composés de nombreuses substances) et qui ne sont pas non plus des médecins spécialistes de la maladie primaire étudiée.
  3. L'utilité des résultats des méta-analyses phytothérapeutiques n'est pas discutée du point de vue des valeurs des patients.

(Jörg Melzer, Wirksamkeitsnachweis in der Phytotherapie, UZH, 2014)

 

Que veut dire le concept de „Bonne Pratique Clinique“ (GCP) chez A.Vogel?

Cela permet peut-être d'expliquer pourquoi il est extrêmement important pour les fabricants de médicaments phytothérapeutiques de faire aussi des recherches eux-mêmes.
L'ouvrage de référence chez A.Vogel en matière d'études scientifiques est la Bonne Pratique Clinique (Good Clinical Practice, en bref: GCP). „Celle-ci ne fait aucune distinction entre la phytothérapie et les remèdes synthétiques", explique Roland Schoop, le responsable médecine chez A.Vogel. „Les critères d'évaluation clinique qui s'appliquent sont les mêmes. Une commission de déontologie et l'autorité en charge des médicaments vérifient la scientificité et la pertinence des études et leur réalisation se fait normalement dans des hôpitaux universitaires et cabinets médicaux."

Les mêmes critères d'évaluation clinique débouchent-ils aussi sur des résultats identiques? Autrement dit: Les médicaments phytothérapeutiques sont-ils aussi efficaces que les médicaments synthétiques? „Il est impossible d'apporter une réponse définitive à cette question", indique Roland Schoop. Il existe des études comparatives, p.ex. entre des préparations à base d'arnica et l'ibuprofène. „Ces études indiquent que les phytothérapeutiques peuvent avoir la même efficacité que les médicaments de synthèse. Mais cela dépend beaucoup de l'indication étudiée qui se trouve dans le cadre de l'automédication."

Chez A.Vogel, l'accent des études est clairement mis sur ces points: „L'efficacité et la sécurité dans l'évaluation du consommateur, mais aussi du point de vue du médecin", explique Roland Schoop. L'intérêt scientifique se focalise alors sur l'Echinacea purpurea (rudbeckie rouge), Salvia officinalis (sauge) et Sabal serrulata (fruits du palmier nain).

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